La question arrive toujours sous la même forme : combien coûte un WMS. Elle est légitime et elle n'a pas de réponse utile, parce que deux entrepôts qui se ressemblent de l'extérieur n'achètent pas la même chose. Ce qui se dit, en revanche, c'est de quoi le montant est fait.
Un devis de logiciel WMS sérieux tient en quatre lignes : l'abonnement, la mise en place, les intégrations, et le prix des modifications ultérieures. Un devis qui n'en présente qu'une ou deux n'est pas moins cher ; il est moins lisible. Et une cinquième ligne, la vôtre, ne figure sur aucune offre.
Si vous voulez le détail de notre structure tarifaire plutôt que la méthode, il est sur la page consacrée au prix d'un logiciel WMS. Cette page-ci sert à lire n'importe quelle offre, la nôtre comprise.
Ligne 1 — l'abonnement, et la question qui change tout
L'abonnement est la seule ligne que la plupart des acheteurs comparent, et c'est aussi celle où la comparaison se fausse le plus facilement. Tout dépend de ce qu'on compte. L'autre bout du raisonnement — comment présenter ces lignes à un conseil, et dans quel ordre — est sur roi logistique.
Chez nous, la licence se compte en cinq lignes : une licence de base par société ; une licence par scanner utilisé en même temps — ce qu'on appelle un utilisateur simultané ; une licence par imprimante et par balance numérique ; une licence MHE pour les équipements de manutention raccordés, disponible à partir de PME+ ; et les modules, ajoutés selon le besoin.
La deuxième de ces lignes est celle à vérifier chez tout éditeur, parce qu'elle se décline de deux façons qui n'ont pas le même prix du tout. Un utilisateur nommé est une personne inscrite. Un utilisateur simultané est un poste en service au même moment. Trois équipes qui se relaient sur les mêmes huit scanners, c'est huit licences dans un cas et vingt-quatre dans l'autre. Posez la question en ces termes exacts, et faites écrire la réponse.
Les imprimantes et les balances numériques comptent de la même façon : par appareil raccordé, non par utilisateur. Et la licence MHE ne concerne que les équipements de manutention effectivement reliés au système — un Kardex, un transstockeur, une ligne commandée depuis le WMS. Elle s'ouvre à partir de PME+ et reste facturée en sus, même en Enterprise.
Faites défiler latéralement pour voir toute la figure.
les quatre premières se négocient, la cinquième se subit si personne ne l'a chiffrée
Ligne 2 — la mise en place, qui ne disparaît à aucun niveau
La configuration est facturée. C'est vrai en PME, en PME+ et en Enterprise. Au niveau Enterprise, tous les modules sont inclus ; leur configuration, elle, reste à payer. C'est une distinction qui échappe souvent à la lecture d'un comparatif de niveaux, et elle vaut la peine d'être posée explicitement.
Ce que cette ligne paie : la description de vos flux, le paramétrage des règles, les emplacements, les étiquettes, les écrans de scanner, et les essais. Elle dépend donc beaucoup moins du nombre de références que de la régularité de vos processus. Un entrepôt qui fait trois choses de trois façons se configure vite. Un entrepôt qui fait une chose de onze façons selon le client paie onze fois.
La méthode de déploiement elle-même est décrite ailleurs, sur la page du projet WMS ; ce qui compte ici est qu'elle apparaisse comme une ligne distincte de l'abonnement, avec un contenu écrit.
Ligne 3 — les intégrations, chiffrées par profondeur et non par nombre
Deux intégrations ne se valent pas. Faire descendre un fichier d'articles depuis un ERP une fois par nuit n'est pas du même ordre que renvoyer les mouvements de stock, les réceptions et les expéditions en continu, avec les écarts et les reprises. Le nombre de systèmes raccordés dit donc assez peu de chose ; la profondeur de l'échange dit presque tout.
Demandez, pour chaque système : quels messages passent, dans quel sens, à quelle fréquence, et ce qui se produit quand un message échoue. Un connecteur ERP existant pour Business Central, Exact Online, SAP Business One ou AFAS ne coûte pas le même travail qu'un échange à construire. Et si votre chaîne passe par des messages EDI, c'est un module à part, décrit sur la page des messages EDI, avec sa propre ligne.
Le piège classique de cette ligne n'est pas son montant initial. C'est qu'elle se présente comme un forfait de départ alors qu'elle se comporte comme un abonnement : chaque nouveau transporteur, chaque nouvelle place de marché, chaque changement de version chez l'éditeur de l'ERP y revient.
Ligne 4 — le prix des modifications ultérieures, celle qui décide
C'est la ligne que presque personne ne demande, et c'est celle qui sépare une bonne décision d'une mauvaise sur trois ans. Les modèles et checklists publiés, qui servent à poser ces questions par écrit, sont dans l'espace média.
Un entrepôt ne reste pas identique. Vous gagnez un client qui veut son propre bordereau. Vous ajoutez une référence qui demande un contrôle de poids. Un transporteur change de format d'étiquette. Vous ouvrez un second site. Chacun de ces événements est une modification, et chacun a un prix : soit vous pouvez la faire vous-même dans les règles du système, soit elle passe par une demande et un devis.
Les deux réponses sont défendables. Ce qui ne l'est pas, c'est de ne pas savoir laquelle vous achetez. Posez la question sous cette forme : « donnez-moi trois exemples de modifications que nous ferons nous-mêmes, et trois qui passeront par vous, avec le mode de facturation des secondes ». Une offre qui ne sait pas répondre vous laissera découvrir la frontière après la signature.
Chez nous, le travail dirigé — la consigne d'emplacement, la séquence de prélèvement, le déclenchement du réapprovisionnement — est présent à tous les niveaux d'offre, et les flux et règles sur mesure commencent en PME+. C'est la réponse à cette question dans notre cas, et elle appartient au devis, pas à la conversation.
La cinquième ligne, qui ne figure sur aucun devis
La part interne. Nettoyer les données d'articles, décider des emplacements, écrire les procédures, faire les essais avec les équipes, tenir les deux systèmes en parallèle quelques jours : ce temps est pris sur votre exploitation, par des gens qui ont déjà un travail.
Il n'apparaît sur aucune ligne, et il se compare très mal d'une offre à l'autre, parce que chaque éditeur en demande une quantité différente. Chiffrez-le vous-même, en jours-homme, et faites-le chiffrer par chaque candidat. Deux offres qui se tiennent à l'abonnement peuvent s'écarter franchement sur ce poste.
Un point du registre vaut d'être dit ici, parce qu'il réduit une partie de cette ligne : un nouvel arrivant est productif le jour même, le système indiquant l'emplacement et séquençant les gestes. Chez certains clients la prise en main se compte en dizaines de minutes ; ce n'est pas la norme et cela dépend du flux, du nombre de références et de l'état des données. La formation n'est donc pas le gros de la part interne. Les données le sont.
Ce que le montant suit, et ce qu'il ne suit pas
Trois facteurs font bouger le total : le nombre d'utilisateurs simultanés, le nombre de sites et de sociétés raccordés, et la profondeur des intégrations. Les modules ouverts s'y ajoutent — sept existent, de la production au stock de consignation, et chacun est une ligne.
Ce qui ne figure pas dans cette liste est au moins aussi instructif. Un volume plus élevé traité avec les mêmes postes, les mêmes imprimantes et les mêmes sociétés ne touche pas ces lignes. Un mois de forte activité ne change donc pas ce que vous payez pour les postes en service.
Comment faire chiffrer une offre que vous pourrez comparer
Quatre demandes, dans cet ordre, suffisent à rendre deux offres comparables :
- Les quatre lignes séparément, écrites, avec pour chacune ce qui la fait varier.
- La définition de l'utilisateur, nommé ou simultané, et le mode de comptage des imprimantes et des balances.
- Le tableau des modifications : ce que vous ferez seul, ce qui passera par l'éditeur, et à quel régime.
- Les jours-homme attendus de votre côté, poste par poste : données, emplacements, essais, formation.
Le cahier des charges WMS sert à préparer ces quatre demandes, et le comparatif WMS donne les douze points sur lesquels les offres se départagent réellement. Si vous voulez travailler l'autre bout du raisonnement — ce que l'exploitation actuelle vous coûte —, le calculateur de retour sur investissement prend vos chiffres et non les nôtres.
Ce qu'il faut retenir
Le coût logiciel WMS n'est pas un prix, c'est une structure : un abonnement qui suit les postes en service, une mise en place qui suit la régularité de vos processus, des intégrations qui suivent la profondeur des échanges, et un prix des modifications ultérieures qui suit la vitesse à laquelle votre entrepôt change. Ajoutez votre propre temps et vous avez le vrai total.
Nous ne publions pas de montant, et une offre qui vous en donne un avant d'avoir vu votre flux ne vous rend pas service. Pour une opération de taille moyenne, le point de départ est la page WMS pour PME ; pour un groupe à plusieurs sociétés, celle du logiciel logistique et de ses trois niveaux. Dans les deux cas, le chiffrage se fait sur votre situation, décomposé en quatre lignes, et vous pourrez le comparer.



